Max et les Maximonstres : les monstres ont du coeur

Max et les Maximonstres (Where The Wild Things Are) est un film de Spike Jonze adaptée d’un célèbre livre pour enfants de Maurice Sendak, un classique datant des années 60.

maximonstres de maurice sendak

les Maximonstres de Maurice Sendak

Spike Jonze est un cinéaste et clippeur de renom, qui s’est fait une spécialité des univers mêlant onirisme et humour absurde. On lui doit des clips pour Bjork et The Chemical Brothers et ces deux films très étranges que sont Dans la peau de John Malkovitch (1999) et Adaptation (2003).

La rencontre entre Spike Jonze et Maurice Sendak était forcément intéressante… Le film raconte l’histoire de Max, un petit garçon turbulent et imaginatif, qui souffre de l’absence de son père. Max fait des caprices, pique des colères et se fâche avec sa sœur et sa mère. Un soir Max est privé de dîner et s’enfuit de chez lui, vêtu de son costume de loup. Max part loin, très loin sur l’océan, et découvre une île peuplée de gros monstres velus, dont il devient le roi.

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Ce qui s’annonçait comme un film d’aventure à la Disney tourne vite au drame psychologique. Dans l’île des Maximonstres, Max rencontre des personnages qui sont aussi enfantins et capricieux que lui, et revit des situations qui trouvent un écho étrange avec ce qu’il a vécu chez sa mère. Le tout fonctionne comme un exorcisme ou un apprentissage de la vie, et Max s’en retournera plus assagi et plus compréhensif.

Il fallait tout le doigté de Spike Jonze pour nous faire croire à la réalité de ces grosses peluches ambulantes et à leurs états d’âme.

En dépeignant des monstres mélancoliques et en manque d’affection, le réalisateur évite l’écueil du ridicule et propose de bons sujets de réflexion pour un film qui n’est pas forcément fait pour les tout petits et se révèle parfois assez effrayant.

Le film parle du conflit entre enfants et grandes personnes, de la difficulté de nouer des relations avec les autres, de l’apprentissage du respect d’autrui, et de la futilité des rêves. Des thèmes difficiles à aborder pour un enfant mais c’est ce qui fait l’universalité de ce genre de conte.

Plusieurs indices laissent penser que le voyage de Max n’est pas réel mais imaginé : le petit bateau à voile qui l’emporte ressemble beaucoup à un jouet qu’il utilisait au début du film et le comportement des Maximonstres n’est pas sans rappeler celui de quelques adolescents que Max a rencontré peu avant de partir.

Drôle de film sur l’enfance et ses mystères qui restent incompréhensibles au commun des gens (à l’exception de ceux qui, comme Spike Jonze, conservent une vraie âme d’enfant et la capacité à s’émerveiller et à rêver…)

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Max et les Maximonstres
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