Caprica : la naissance du mal

Diffusé en avril 2009 aux US, Caprica est passé inaperçu. Et pourtant il s’agit d’une nouvelle pierre ajoutée à une des meilleures séries SF du moment, je veux parler de Battlestar Galactica.

Petit coup de gueule au passage contre la frilosité des TV françaises qui nous privent de séries de qualité et préfèrent diffuser des séries policières à la douzaine (les Experts LA, Les Experts Manhattan, Les Experts font du ski…). On n’est pas prés de voir Galactica  ni Caprica à moins d’être abonné au câble ou d’avoir les moyens d’acheter tous les coffrets DVD. Quelle misère…

Passons. Caprica est une préquelle à Galactica, ça se passe plus de 50 ans avant, bien avant qu’il y ait eu de guerre avec les Cylons. Dans le pilote  de Caprica que je viens de voir, pas question de vaisseaux spatiaux ni de robots de combats, mais un environnement qui évoque une grande capitale occidentale (La City ? Paris ? New York ?).

Rapidement on se rend compte que ce n’est pas tout à fait le monde que nous connaissons et qu’il y a de subtiles différences culturelles avec notre bonne vieille Terre.

Caprica est une société sophistiquée, dotée de gadgets informatiques très en avance sur notre propre époque.

Caprica est aussi une société décadente, en proie à des groupes terroristes monothéistes et à des orgies virtuelles.

Il existe en effet des univers de synthèse incroyablement détaillés et réalistes, où les gens vont volontiers se perdre et assouvir leurs désirs malsains. (matrice ? vous avez dit matrice ?)

deux lolitas de Caprica, pas si innocentes que ça

Dans cet univers chatoyant en surface mais très glauque à l’intérieur, deux hommes que tout semble opposer se croisent à la suite d’une tragédie. Il s’agit de Joseph Adama, avocat intègre (et père du futur amiral de Galactica) et d’un certain  Daniel Graystone, informaticien de génie et créateur de cylons à ses heures.

Quand le père de l’amiral Adama rencontre le père des Cylons

Les deux hommes sympathisent, et découvrent la vie alternative proposée dans un univers virtuel, où les attend une surprenante révélation sur l’apparition de la première intelligence artificielle.

Zoe Graystone rencontre son double virtuel

Je ne vais pas divulguer plus avant l’histoire, qui est particulièrement troublante car elle s’inspire largement des progrès actuels en matière de technologie web et nous renvoie à nos propres démons. Caprica n’a rien à voir avec Galactica (du moins pour le moment) et s’il y avait des comparaisons à faire, ce serait plutôt du côté de Ghost in The Shell qu’il faudrait voir.

On y retrouve en effet la même ambiance high tech et des questions métaphysiques similaires sur la nature de la conscience et la limite entre l’homme et la machine. La série s’annonce comme beaucoup plus subtile et dérangeante que Battlestar Galactica et apporte des révélations surprenantes sur la naissance des Cylons. Dés le premier épisode, le jeu est brouillé et on se sait pas trop si les humains sont les Bons ou les Méchants de l’histoire.

Je n’ai qu’un mot à dire : vivement la suite !

le premier Cylon : est-ce une conscience qui brille sous forme de lumière rouge ?

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1 réponse

  1. 10 juillet 2009

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