American Horror Story : c’est une horreur !

Lancée en octobre 2011 sur la chaîne FX, la série American Horror Story est le fruit de l’imagination de Ryan Murphy et Brad Falchuk, les créateurs déjantés de Nip/Tuck. Cette fois on quitte l’univers médical pour se consacrer à une famille un peu paumée qui achète une prestigieuse maison victorienne, bradée car il y a eu quelques problèmes avec les précédents propriétaires (à savoir des meurtres horribles)

Les nouveaux occupants se compose d’un père psychiatre, qui a trompé sa femme et engrossé une étudiante, d’une mère névrosée et confrontée à sa propre grossesse qui s’annonce difficile, et d’une fille dépressive et morbide. Tout ce petit monde se retrouve dans une maison peuplée de fantômes mais comme si ça ne suffisait pas, il y a une voisine inquiétante et des visiteurs tous plus barrés les uns que les autres qui semblent irrésistiblement attirés par la « maison du Diable ».

Mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ! Trash, inquiétant, violent, perturbant, sordide, vulgaire, déroutant… Il y a de nombreux qualificatifs qui viennent à l’esprit quand on regarde cette série qui mêle le premier degré (c’est le côté Américain) et les bonnes traditions du film de maison hanté (c’est le côté Horror). Quand au côté Story, il est assumé par la maison elle-même et l’histoire de ses différents occupants qui se révèlent petit à petit au fil des épisodes, des années 30 à aujourd’hui

American Horror Story arrive à surprendre, à effrayer et à dégouter, ce qui est de moins en moins facile dans le domaine ultra utilisé de la bonne vieille maison hantée. Pour cela on peut remercier les choix de mise en scène et des acteurs assez surprenants (Jessica Lange en voisine psychotique et BCBG). Franchement on ne s’ennuie pas, et on en redemande ! C’est parfois d’un mauvais goût totalement assumé (un fantôme qui se balade en combinaison de masochiste ?) mais on devient rapidement passionné par cette maison et ses mystères.On a envie de voir la suite et découvrir qui va mourir dans le prochain épisode, avec un plaisir un peu voyeuriste. Franchement pour moi c’est une bonne surprise.

Le plus surprenant est que les nouveaux propriétaires arrivent à vivre dans la maison en étant sans cesse confrontés à des fantômes sanguinolents, des pyschopathes en vadrouille et un voisinage pour le moins discutable ! Toute personne normale aurait déjà pris ses jambes à son coup..

American Horror Story a été nominée aux Golden Globes 2012, en tant que meilleure série dramatique et une saison 2 est d’ores et déjà prévue….

 

 

 

 

Posted in séries TV | Commentaires fermés

vidéos du tournage du Hobbit par Peter Jackson

Peter Jackson est quelqu’un de très sympa, il a décidé de réaliser des petits reportages vidéo sur le tournage de Bilbo the Hobbit 1 – An unexpected journey, un film au combien attendu… On peut donc profiter des coulisses du tournage avant même que le film soit en salle, et il n’y a pas moins de 4 vidéos à ce jour. Quatre vidéo qui intriguent, donnent envie et feront bondir (de joie) tout fan de Tolkien. Les vidéos sont faciles à trouver dans Youtube ou sur le blog officiel http://www.thehobbitblog.com/ et on les trouvera en bas de mon article

Voici quelques photos tirés de la production du Hobbit. Dire qu’il faut encore attendre un an avant de voir le film !

affiche

un premier poster qui fait bigrement envie

OMG ! Bilbo découvre le Precious... Le premier jour de tournage porte sur la rencontre de Bilbo et Gollum, quelque part sous les Monts Brumeux. Du trés lourd !!

 

Quelques images de Peter Jackson en repérage en Nouvelle Zélande. Sacrés paysages ! Parmi l’équipe on note la présence de John Howe et Alan Lee, dessinateurs « officiels » qui ont déjà participé aux premiers films

Les décors ne seront pas de reste; on retrouvera naturellement la maison du Hobbit et Fondcombe mais il y aura aussi de nouveaux décors effrayants comme les tunnels à gobelins des Monts Brumeux et la maléfique Forêt Noire

la Forêt Noire et ses arbres torturés

PJ dans un tunnel à gobelins, quelque part dans les Monts Brumeux

Le Hobbit sera naturellement l’occasion de revoir des personnages familiers, comme Gandalf (pas encore blanc) et Elrond

Dans le tournage, on a aussi l’agréable surprise de retrouver Galadriel (Cate Blanchett). Tous les fans savent que Galadriel n’est pas dans Bilbo, le livre. Peter Jackson a déjà affirmé qu’il filmerait les évènements situés entre le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, où le Conseil Blanc représenté par Elrond, Galadriel, Gandalf, Saroumane chassera Sauron de la Forêt Noire. On a hâte de voir ça !

Le Hobbit sera de voir des Nains, plein de Nains (13 pour être exact) qui accompagneront Bilbon dans sa quête. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le design de ces personnages est surprenant, souvent caricatural. Ce qui est sûr, c’est que ces Nains ne se ressemblent pas et qu’ils auront tous une personnalité bien définie.

Bilbon jeune est interprété par Martin Freeman, un acteur qui a le physique idéal.

Pour finir, voici quelques scènes mystérieuses, qui ne peuvent qu’intriguer les fans

Sylvester McCoy, Radagast : ce simple texte ne peut que faire bondir les fans. En effet Radagast est le 3e magicien de Terre du Milieu, à peine présent dans les livres. On dirait que PJ va lui redonner la place qu'il mérite

Ce Hobbit ressemble furieusement à Frodon dans le SDA. Or il ne devrait pas être né à l'époque du Hobbit ! De prés, on voit aussi que ce n'est pas Elijah Wood.

L'Elfe mystérieux... Est-ce un simple figurant (mais pourquoi nous le montrer ?) Mon hypothèse est qu'il s'agit peut-être du Roi Thranduil, père de Legolas (mais ne devrait-il pas être blond ?)

une scène mystérieuse, où l'on voit Bilbon et les Nains refluer dans un mouvement de panique. Les décors suggèrent que cela se passe à Fondcombe

Pour finir, voici les vidéos de production, dans l’ordre. Les deux premières sont sous-titrés FR !

 

Posted in cinéma | Tagged , | Commentaires fermés

Batman Year One : un anime pour les durs à cuire

Chouette, un nouvel anime Batman, produit par Warner Bros ! En plus il s’agit d’une adaptation d’une bd culte de Frank Miller, à savoir  Batman : Year One ou Vengeance Oblige en VF. Sorti en 1988 cet album est une sorte de remise à plat du mythe du justicier masqué, présentant ses débuts en tant que redresseur de torts.

En prime, l’histoire présente aussi les débuts difficiles de l’inspecteur Gordon, sa lutte contre la corruption et son ascension vers le statut de commissaire divisionnaire. On y croisera aussi d’autres futures légendes, comme Selina Kyle (Catwoman) ou Harvey Dent (Double Face)… Cette histoire a en partie inspiré Christopher Nolan pour son Batman Begins (la scène où Batman appelle des chauve-souris par exemple).

Bruce Wayne en quête de bagarre et sans son costume

Batman : Year One est dépourvu de fantaisie, de costumes pittoresques et de gadgets sophistiqués (même pas de batmobile). En effet dans cette histoire, Bruce Wayne est un personnage tourmenté et livré à lui-même, qui cherche à se venger de la pègre qui a tué ses parents, sans trop savoir comment. On est plus dans le polar que dans le film d’aventure, et le style général est plutôt réaliste et sordide (la marque de fabrique de Frank Miller, obsédé par les gangsters et les armes à feu).

le lieutenant Gordon enquête sur un homme chauve-souris...

La réalisation de l’anime suit cette charte graphique très réaliste, souvent très calme mais parsemée d’explosions de violence et de bastons douloureuses. Un style à la Taxi Driver, avec de longs monologues de personnages tourmentés. Si l’anime respecte à la case près les dessins de David Mazzucchelli, cela ne l’empêche pas d’instaurer une ambiance très particulière et quasi dépressive, en contraste fragrant avec le précédent Batman (Sous le Masque Rouge), beaucoup plus dynamique et coloré (quoique très sombre aussi). Les adaptations de Batman se suivent et ne se ressemblent pas, et c’est tant mieux. Il y a quasiment autant d’interprétation du justicier masqué que d’auteurs. Maintenant j’attends avec impatience l’adaptation du Dark Knight de Frank Miller.

un Batman pas encore trés au point mais trés motivé !

Posted in anime | Tagged , | Commentaires fermés

Terra Nova : de nouveaux territoires pour la SF ?

Terra Nova est une série qui revient de loin. C’est en février 2010 que l’on apprenait que Steven Spielberg signait avec la Fox pour lancer une série de SF à très gros budget, où une famille américaine du XXIIe siècle était envoyée au temps des dinosaures. Un concept alléchant, même si l’idée de revoir des scènes à la Jurassic Park n’était pas forcément très bouleversante.

Aux commandes on trouvait au début un pack solide de producteurs exécutifs: Steven Spielberg mais aussi Brannon Braga (Star Trek) et David Fury (Lost, 24h Chrono). Ces deux derniers ne sont pas parvenu à s’entendre et Fury a quitté la production pour « divergences artistiques ». S’ensuivit une longue, très longue phase de production, des problèmes de casting, un budget de plus en plus difficile à maitriser, une date de diffusion toujours repoussée mais finalement le pilote de la série a bien été diffusé, le lundi 26 septembre.

Le pilote de 1h30, avec un coût de plus de 20 millions de dollars, n’a réuni qu’un « petit » nombre de spectateurs américains lundi (9 millions). Les mauvaises langues commencent à parler de ratage historique.

Faut-il jeter le dinosaure avec l’eau du bain  ?

Bon le bon point c’est qu’il y a du budget. La première partie de la série (j’allais dire du film), qui se passe dans un futur sordide et industrialisé, est réellement bluffante, du jamais vu sur le petit écran, des images incroyables, à la fois belles et inquiétantes. On pense à Blade Runner (pour le côté industriel) ou à Minority Report (pour le côté high tech et glacé). Dans cette vision stressante du futur (surpopulation, pollution, pénurie alimentaire, régime totalitaire), une famille tente le tout pour le tout pour s’échapper et rejoint le projet Terra Nova, qui consiste à envoyer des colons à 85 millions d’années dans le passé. Ça commence donc très bien, malgré quelques trous dans le scénario (le héros, il s’évade comment de prison, au juste ?)

On passe un portail façon Stargate, et là, on se retrouve dans Jurassic Park avec un peu de Lost.

Bon, ça n’est pas vraiment mauvais, mais il y a un gros sentiment de déjà vu. On a droit à des attaques de raptors et de T-Rex, et des gens qui s’abritent derrière une barrière en bois (légèrement ridicule face à la faune locale). On a aussi un groupe d’individus hostiles, qui mènent des actions contre les gentils colons, et à des choses mystérieuses dans la jungle, dans la plus pure tradition Lost.

Il faut bien avouer que les effets spéciaux de la 2e partie, qui se passe à la préhistoire, sont nettement en-dessous de ceux du prologue, avec des incrustations d’acteur assez foireuses et des créatures synthétiques moyennement convaincantes. Les attaques de créatures en tout genre restent assez classiques, rien de nouveau sous le soleil (à côté, Nick Cutter et les portes du temps est plus inventif).

Côté personnages, c’est très familial, comme dans Falling Skies, l’autre production Spielberg du moment. On est dans de la pure comédie romantique pour toute de la famille, de 7 à 77 ans. Pas vraiment mon truc.

Le concept de base de Terra Nova, est pas mal, mais le grand lecteur que je suis n’a pas manqué de relever des similitudes avec certains grands classiques de la SF (par exemple Les Déserteurs Temporels de Robert Silverberg). Donc côté innovation, peut mieux faire. De plus l’aspect voyage temporel est rapidement abandonné au profit du style Jurassic Park, avec attaques de bestioles en tout genre.

Bref une semi-déception, j’attends de voir le reste de la série pour savoir si l’intrigue va se complexifier et si des choses étonnantes vont avoir lieu. Mais là, j’ai un très mauvais pressentiment…

 

 

Posted in séries TV | Tagged , | Commentaires fermés

The Ward : John Carpenter revient en petite forme

Pour moi, John Carpenter fait partie des plus grands réalisateurs des années 80. Il a réalisé une quantité impressionnante de films cultes, qui ont marqué toute une génération. La liste est longue, je vais quand même citer mes préférés : Assault (1976), Halloween (1978), New York 1997 (1981), The Thing (1982), Prince of Darkness (1987), Ghosts of Mars (2001).

John Carpenter

John Carpenter a pratiquement toujours réalisé des films d’horreur et sa marque de fabrique est un style très classique, très sobre, et non dépourvu d’ironie et d’humour noir. Pas d’effets dramatiques mais une façon plutôt réaliste et très premier degré de poser sa caméra et de faire vivre les personnages. On pourrait lui reprocher un côté froid et peu sentimental, mais il arrive à créer de sacrés ambiances de frousse et de tension, alimentés par sa propre musique (souvenez-vous des petites notes répétitives et stressantes de Halloween). La plupart de ses personnages sont des survivants, hommes ou femmes confrontés à l’indicible et qui se battent pour rester en vie. Côté horreur, John Carpenter n’aime pas la surenchère gore mais quand il faut faire mal, il le fait, sans concession et sans ménager ses victimes.

Tous les films de John Carpenter ne sont pas des chefs d’œuvre, notamment quand il s’est essayé à la comédie romantique (Les aventures d’un homme invisible : au secours !) ou à la suite vraiment pas indispensable (Los Angeles 2013). Depuis 2001, si l’on met de côté 2 épisodes TV de Masters of Horror en 2006-2007, le Maître n’a plus donné signe de vie. Et pourtant John Carpenter reste présent, au travers les nombreux remakes de ses films (Assault, Halloween, Fog, The Thing…) et il est vrai que plusieurs de ses collègues des années 70-80 ont tenté un come-back peu convaincant (George Romero et Dario Argento).

Bref quand j’ai appris que John préparait un nouveau film, intitulé The Ward, j’étais à la fois méfiant et content. Est-ce que le maitre de l’horreur allait refaire son apparition et s’imposer parmi la nouvelle vague de réalisateurs un peu plus tournés vers l’esbroufe  ?

The Ward : une affiche plus attrayante que ce qu'on voit dans le film

The Ward (diffusé en janvier 2011 au Royaume Uni, toujours pas programmé en France) se passe dans les années 60 et raconte l’histoire d’une jeune femme (Kristen), internée en asile psychiatrique après avoir foutu le feu à une maison. Un étrange asile, où les jeunes patientes disparaissent les une après les autres et où rode un fantôme pas très affectueux. Kristen va se battre pour sa survie et tout faire pour découvrir la réalité.

Le bon côté de ce film, c’est que le style Carpenter est toujours présent, dans la façon de balader sa caméra à travers de longs corridors et de filmer des meurtres sans concession. Kristen est un personnage attachant (le seul personnage intéressant du film à vrai dire) et sa façon de ne jamais s’avouer vaincue force le respect.

John Carpenter dirige Amber Heard

Reste, que c’est triste à dire, mais le style Carpenter a vieilli, et que sa mise en scène calme et sobre parait beaucoup trop calme par rapport à ce qu’on fait aujourd’hui. Du côté de l’histoire, The Ward (un projet qui remonte à longtemps) est sorti après Inception et Sucker Punch. Le Twist final perd donc tout intérêt.

Globalement, il faut bien avouer que l’histoire qui est racontée dans ce film, n’est pas tellement dans le style John Carpenter, notamment au niveau de ce fameux twist, beaucoup trop tarabiscoté pour le maitre du classique. On dirait un film de commande ! D’ailleurs on sent bien qu’il ne s’est pas complètement investi dans le film (le fait qu’il n’ait pas signé la musique prouve son manque de motivation). Contrairement à ce que laissait imaginer la superbe affiche, on n’est pas dans un cauchemar rempli de monstruosités, façon l’Antre de la folie, mais dans un film très convenu et guère inventif. Le manque de budget est flagrant, et on dirait que le tout est filmé avec une certaine paresse.

Bref, un film qui se regarde sans déplaisir mais qui malheureusement n’est qu’un pâle reflet de ce que John Carpenter a pu réaliser autrefois…

Posted in cinéma | Commentaires fermés