Ghost in the shell Arise : retour de la dreamteam

Ah qu’il est bon de revoir une nouvelle série Ghost in the Shell, 7 ans après le dernier opus (Solid State Society remonte à 2006.. déjà…). C’est comme de retrouver une bande de copains perdus de vue.

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Pour mémoire le manga cyberpunk de Masamune Shirow (également créateur de Appleseed) remonte à 1989. Il a été à l’origine de deux 2 très bon films réalisés par Mamoru Oshii en 1995 et 2004. Des films à vocation philosophique, qui s’écartaient un peu du style du manga, très orienté bastons en milieu urbain et enquêtes policières.

GITS-ARISEEn 2002, il y a une série TV que l’on peut considérer comme une sorte de reboot de Ghost in The Shell, baptisée Stand Alone Complex. Cette série, qui  a été suivie d’une saison 2 en 2005 et d’un OAV en 2006 est davantage respectueuse du manga et présente les enquêtes de la section 9, dirigée par le major Motoko Kusanagi, habilitée à déjouer de nombreux complots technologiques en utilisant tous les moyens nécessaires.

La nouvelle série, Arise, est une sorte de Batman Begins à tout cela. Ce n’est pas une suite mais une série qui se penche sur l’origine des personnages, leur rencontre, la formation de la section 9, etc… Des thèmes intéressants qui sont effectivement à peine évoqués dans Stand Alone Complex.

On retrouve donc avec grand plaisir une Motoko qui n’est pas encore major mais qui est déjà une guerrière super entraînée. Avec son corps d’adolescente, entièrement cybernétique, elle n’a aucune mal à terrasser des armées de méchants…. La jeune Motoko est impulsive, colérique, et d’une certaine innocence. C’est intéressant de découvrir combien elle est différente du personnage glacial et cynique présenté dans les autres séries, qui se passent longtemps après.

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Les autres personnages sont peu approfondis, et on attendra le prochain épisode pour en savoir plus sur les membres de la section 9 : Batou, Togusa, Ishikawa, Saito… ils ont tous une histoire sûrement très intéressante.

La réalisation est superbe (les équipes ont encore progressé au niveau du design, des effets atmosphériques et de la palette de couleur…) et l’ambiance générale est un mixte entre les films de Shirow (un petit côté mélancolique et philosophique) et l’action frénétique que l’on trouve dans les précédentes séries. Un mélange plutôt réussi donc. L’histoire n’est pas spécialement facile à suivre, avec des complots imbriqués dans des énigmes qui méritent plusieurs visionnages.

Bref, un très bon cru pour la rentrée de l’animation japonaise…

 

 

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Ghost in the Shell : Arise
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